La Suède ne s'est pas construite en un jour
Par
Jocelyn Maclure — Tiré de Nouveau Projet 02
Nous sommes maintenant sagement sceptiques quant au Progrès avec un «p» majuscule. Mais sommes-nous tellement désenchantés que tout ce qui se présente comme un progrès ne peut que relever de la compromission avec un «système» moralement corrompu? Entre l’indifférence et la rupture radicale, il reste toujours la possibilité de se battre pour des avancées modestes mais bien réelles.
Résumé
Considéré dans ce texte: Le progrès. La mobilité sociale et la Révolution tranquille. Les frais de scolarité. La résistance au désenchantement. L'imagination progressiste et l'avancée à petits pas.
Extrait
Je fais partie de la génération de ceux qui ont récolté les fruits des réformes mises en œuvre pendant la Révolution tranquille, en particulier celle de la démocratisation de l’éducation supérieure. J’ai été le premier de ma famille à obtenir un diplôme universitaire. C’est aussi le cas de ma conjointe et d’un très grand nombre de mes amis. En une génération, le Québec a créé les conditions d’une mobilité sociale extrême: des parents qui, dans plusieurs cas, n’avaient pas pu terminer leur secondaire ont mis au monde des enfants qui ont fait des doctorats et des postdoctorats! Sans un environnement social et des institutions appropriés, je ne vois pas comment j’aurais pu envisager sérieusement de poursuivre des études avancées. Je suis né en 1973. Même si les sociologues me classent dans la génération X, sur le plan de l’expérience vécue et interprétée, je n’en fais pas partie. — Fin de l'extrait
Acheter
Texte complet
Acheter
Nouveau Projet 02
Pour obtenir l'accès sans restriction à tous les textes
→ abonnez-vous !
Abonné ? Connectez-vous pour consulter cet article
Du même auteur
Par
Jocelyn Maclure
Considéré dans ce texte: L’art de la procrastination structurée. La conception «Rocky Balboa» de la volonté. L’incontinence. Le rapport tendu entre notre «soi présent» et notre «soi futur». Le chant des sirènes. La productivité personnelle.
Par
Jocelyn Maclure
Pour la grande majorité d’entre nous, l’idée d’adopter un système de croyances et de valeurs complet et définif n’est guère envisageable. Mais comment alors arriver à définir ce qu’est une vie bonne? Comment départager l’essentiel de l’accessoire et mener une vie véritablement satisfaisante? Comment s’engager, donc, malgré l’incertitude qui plane autour de nos choix existentiels?
Tous les textes de Jocelyn Maclure →
Sur le même sujet
Par
Michaël Foessel
Considéré dans ce texte: L'obsession de l’apocalypse et le catastrophisme. Le triomphe de l'hygiénisme. Le progrès, les Lumières, la science et la technique. L'expérience et la biodiversité.
Tous les textes sur ce sujet →