Magazine / Nouveau Projet 02 / L'analyse du langage

La machine humaine

Par Caroline Allard Tiré de Nouveau Projet 02

Dans le langage courant, l’expression «être une machine» semble remplacer peu à peu le traditionnel «être une bête». Dans le domaine sportif, par exemple, un coureur est passé de «bête de course» à «machine à avaler les kilomètres». Comment expliquer notre admiration pour ceux et celles qui performent comme des machines?

La machine humaine

Résumé

Comment expliquer notre admiration pour ceux et celles qui performent comme des machines?

Extrait

Dorénavant, on n’est plus une bête de travail/politique/sexe mais une machine à produire / gagner des élections / baiser. Aurait-on simplement affaire à un anglicisme (pensons à la sex machine de James Brown ou à la dancing machine de Michael Jackson)? Peut-être en partie, mais il y a plus que ça. Au 17e siècle—et c’est la faute à Descartes—la théorie de l’animal-machine a assimilé l’animal (la bête) à un mécanisme sans pensée ni conscience, fonctionnant selon un principe de cause à effet, tout comme la machine obéit sans émoi aux impératifs d’une structure définie. Être une bête pourrait donc signifier exactement la même chose qu’être une machine. Mais ce n’est pas le cas. — Fin de l'extrait

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