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Deux vides en cascade

Par Mark Kingwell Tiré de Nouveau Projet 02

L’effondrement des tours jumelles a laissé deux trous béants dans le paysage new-yorkais. Pour panser cette blessure physique et psychique, on a conçu un espace commémoratif sur le site même des attaques, le 9/11 Memorial Plaza. Les deux vides se sont transformés en chutes, qui se trouvent désormais au milieu d’un site dont le concept initial, qui en appelait tant au recueillement qu’au jeu, a souffert des compromis qu’exige son envergure—et des différents groupes d’intérêts impliqués dans sa réalisation.

Deux vides en cascade

Résumé

Mots-clés
Architecture

Considéré dans ce texte: Le 9/11 Memorial Plaza. Le poids de la commémoration. L’architecte Michael Arad. Les lacunes de toute création de groupe. L’art public. Les touristes qui se prennent en photo devant des monuments. L’ironie en démocratie. L’absence.

Extrait

Au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, on a déclaré la Fin de l’Ironie, pendant que les animateurs David Letterman et Jon Stewart, normalement au service de l’espièglerie qui sommeille en chacun de nous, pleuraient à la télévision. La dérision est devenue culturellement proscrite, surtout dans la sphère de l’espace public. Pourtant, comme le soulignait Jacques Derrida en 2003, l’ironie n’est-elle pas un droit acquis en démocratie? «Oui, [la démocratie] ouvre l’espace public, la publicité de l’espace public, en donnant droit au changement de ton, à l’ironie comme à la fiction, au simulacre, au secret, à la littérature, etc.» — Fin de l'extrait

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